Elle a été commis de bibliothèque, monitrice de ski et d’art dramatique, secrétaire dans une buanderie, téléphoniste érotique, escorte et hôtesse de webcam. Mélodie Nelson parle de sexe comme d’autres de tricot. Derrière le voile de frivolité dont elle aime se parer, on sent l’intelligence et un réel amour de la littérature. Mélodie traverse la vie dans une bulle rose bonbon, une brosse de La Petite Sirène et un mini-Calinours dans son sac à main. Une fillette qui voulait être sa propre Barbie. La superficialité dans toute sa complexité!

Comme elle parle abondamment de religion dans ses écrits, je n’ai pas pu m’empêcher de lui poser une «question bonus» à ce sujet:

Depuis quelques temps, Mélodie écrit à temps plein. «J’ai des projets avec une maison d’édition qui s’appelle Incidences, confie-t-elle. Mon histoire va se dérouler à l’université et dans une sororité, le pendant féminin des fraternités. Il y en a très peu au Québec. J’aurais tant aimé faire partie d’une sororité! Alors je me suis imaginé ça à Montréal, dans une université importante. J’ai aussi un projet avec Marchand de feuilles, mais ce n’est pas encore concret, un roman, Bronze ou crève, qui paraîtra l’an prochain chez Robert ne veut pas lire, et une histoire d’amour too much sodomie pour laquelle je n’ai pas encore de maison d’édition et qui va s’appeler Nous perdre…»

Escorte sera par ailleurs traduit en anglais cet automne. La jeune auteure aimerait éventuellement écrire des histoires pour enfants et adolescents sous son vrai nom.

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