Tout ceux qui le côtoient vous le diront: Tristan Demers, c’est un spectacle «son et lumière» en quasi-permanence. Divertir est une seconde nature. Comme il le dit lui-même, il «vit» dans une bande dessinée!

Je crois avoir monté le topo principal de mille manières différentes avant de m’arrêter à cette version. Dans l’océan d’anecdotes, la pêche s’est avérée plutôt ardue parce que trop fructueuse (on fait comment pour monter un reportage quand il y a si peu de points à la fin des phrases? Hi! Hi!). Et puis, par quel bout prendre un topo sensé parler du processus créatif d’un gars de 38 ans qui célèbre ses 27 ans de carrière? Impossible d’occulter ses premières années dans le métier. Ni son côté business. Pour Tristan, la création est indissociable de l’aspect marketing. L’un influence forcément l’autre.

Autre difficulté: je connais Tristan depuis une bonne douzaine d’années. Son parcours m’est familier, tout comme son humour. Pas toujours évident de faire la part des choses quand vient le temps de choisir les extraits.

Bref, si vous souhaitez vous arrêtez à l’aspect créatif, visionnez seulement la première capsule. Les deux autres sont des bonus afin de vous monter d’autres facettes de ce «personnage» haut en couleur!

Le 7 octobre, Tintin et le Québec, Hergé au coeur de la révolution tranquille, un livre sur lequel Tristan planche depuis quatre ans, verra enfin le jour. «C’est une coédition entre Hurtubise (au Québec) et Moulinsart, qui gère toute l’image de Tintin depuis des années et ça, c’est très important pour moi, dit-il. C’est un livre documentaire de près de 180 pages qui va parler du Québec des années 60-70-80 à travers les événements culturels ayant Tintin comme dénominateur commun. Hergé a passé dix jours au Québec. On parle de la Révolution tranquille, d’Expo 67, de Jean Drapeau, de la construction du métro, de l’arrivée des Polyvalente, du clergé qui s’énerve… Toujours avec Tintin en toile de fond, qui devient aussi le prétexte.»

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