Isabelle Gaumont porte plusieurs chapeaux. Entre deux rôles, l’écriture s’est peu à peu insinuée dans la vie de la comédienne. Même si elle n’a jamais vraiment caressé le rêve d’entretenir une carrière d’auteure, la jeune femme se souvient avoir mentionné dans son album de finissants son désir d’écrire un roman un jour. «Je suis certaine que personne dans ma classe croyait que c’était possible, confie-t-elle. Personne dans ma famille n’est auteur ou artiste. Donc, je ne sais pas ce qui m’a pris!»

«J’ai fait toutes sortes de choses, poursuit-elle. J’ai écrit des shows, des émissions de télé… Mais le roman, ç’a pris du temps. On dirait que le littéraire a une « aura de respectabilité » que je ne pensais pas pouvoir mériter. Dans le fond, ça ne veut rien dire. Que tu écrives un livre ou autre chose, tu n’es pas plus fin qu’un autre.»

Bien qu’elle dise écrire surtout «enchaînée à son ordinateur», elle a l’habitude de traîner des carnets sur les plateaux de tournage pour tromper l’ennui entre les prises. «Il y a une partie de mon premier roman que j’ai écrit alors que j’étais sur le tournage d’une pub de bière… Et le salaire gagné grâce à cette pub m’a permis d’écrire pendant deux autres mois!»

Pour une artiste habituée à conjuger avec les aléas de la télévision, du cinéma et de la scène, l’écriture romanesque s’avère libératrice. «Tu n’as pas de contrainte de lieux, de nombre de personnages, tu peux avoir autant de femmes que tu veux dans les rôles principaux et ça peut se passer dans 15 pays!»

Rencontre avec une fille aussi chouette dans le réel que dans le virtuel. (Cliquez ici si vous préférez visionner l’entrevue en HD.)

Son premier roman, Cousine de personne (Stanké), lui a permis d’être en nomination au Prix de la Relève Archambault 2006. Son second opus, Subordonnée, a été publié chez Hurtubise HMH en 2007. L’une de ses nouvelles se trouve dans le recueil Cherchez la femme (Québec Amérique), lancé le 2 février 2011.

P.S.: J’ai laissé quelques-uns de mes commentaires/questions/éclats de rire, histoire de garder l’aspect «coulisses» (et très décontracté) de l’entrevue. Désolée pour la netteté de certains plans, il ne m’est pas possible de brancher de micro externe sur cette caméra, alors je dois m’approcher au maximum de mon sujet (et il m’est parfois difficile de juger si c’est trop près dans le viseur) afin de bien entendre les réponses.

Merci à l’hôtel W Montréal, où cette entrevue a été tournée à la fin de l’été 2010.

Publicités